Petit recueil de textes écrits en classe – Évocations.

2042017

Plaisir Minuscule : L’attente.

Tic, tac. Une salle vide, des chaises, une horloge. On attend. Peu importe où, ce qui importe, c’est qu’on attend derrière une porte. Elle est là, devant, fermée. On aura tout le temps de l’admirer. Tic, tac. Les aiguilles se meuvent dans leur cadran, égrénant les minutes où, contrairement à elles, on ne bouge pas. C’est long, l’attente. On a l’impression que le temps passe plus lentement. S’il continue comme ça, on n’arrivera jamais à son but. Peut-être même qu’il va ralentir, jusqu’à s’arrêter et repartir en arrière. Qui sait. On ne ferme pas les yeux, on ne veut pas s’endormir au risque de manquer l’heure fatidique. Alors on les garde ouverts, et on se pose des questions. Tout un tas de questions qu’on ne se serait jamais posées dans un autre contexte. On questionne, et on attend les réponses. Mais qui pourrait nous les donner ? On est seul, avec l’horloge, les chaises et la porte derrière laquelle se trouve ce qu’on attend. Ce qui, si l’horloge voulait bien arrêter son caprice de ralentissement, arriverait sans doute plus vite. Si on avait quelque chose à faire, on passerait peut-être le temps plus rapidement. Mais ici, tout devient ennuyant. L’attente rend les choses fades et monotones. Si seulement la porte voulait bien s’ouvrir et nous offrir les couleurs du monde qu’elle renferme. Parce qu’on se rappelle qu’elle renferme quelque chose. Mais au bout d’un certain temps, coincé entre ces murs blancs, le tic-tac de l’horloge en arrière-plan, on a oublié ce qu’on attend. On verra bien quand la porte s’ouvrira.

(Style Imposé, à la manière de Philippe Delerm.)

En allant chercher des obus :

Il n’y a pas de noir ou de blanc,

Les deux équipes s’étaient affrontées sur cet échiquier-là,

Quelques années durant, et maintenant je marchais sur leurs pas.

Un simple employé comme moi n’avait rien à faire là,

Mais mon travail n’était pas si simple que ça.

Je cherchais les vestiges du passé, les laissais m’emporter,

Me raconter des histoires d’autres temps, d’autres climats que celui de maintenant.

Le paysage encore en était marqué, malgré les années qui l’avaient traversées.

Il est vrai que des années de guerre ne rendent guère leurs formes aux paysages de naguère.

Je m’avançai vers l’objet lentement, et m’en saisis avec précaution, car s’il est vrai que cela faisait des années que la guerre était terminée, on ne savais jamais ce qui pouvait se passer.

La chaleur, la lumière, le feu surgirent, et un instant je sentis ce qu’avaient pu ressentir des milliers de soldats qui n’avaient pu s’en tirer.

Un sifflet de mes rêveries me fit sortir, hé, Jack, est-ce que tu as trouvé ?, mais trop tard, l’explosion m’avais emporté, comme tant d’autres gens, alors qu’un obus j’étais simplement venu chercher.

(Sujet imposé, Second exercice sur l’évocation.)

Introduction à l’Evocation : Leçon de musique.

 

Do, ré, mi, fa, sol, la, si, do.

La gamme va de do en do.

Chantez-la ! Je ne vous entends pas.

Do, ré, mi, fa, sol, la, si, do.

Les notes sur le papier prennent vie

Sous ses yeux lui donnent envie

Et l’élève veut chanter, mais ni les Do ni les Sol,

Une mélodie propre à son coeur en somme

Mais le professeur, lui, veut lui faire chanter

Devant la classe bruyante les huit notes

« Puisque vous rêvez c’est vous qui allez nous montrer !

Avec le piano et bien sûr sans faute ! »

L’élève, de son côté, n’entend plus la voix forte

De son professeur qui lui réclame la gamme

Non, lui, il s’en va là où la portée le porte

Créant dans sa tête une partition qu’aucune gamme

Ne pourra effacer s’il l’écrit de la sorte

Il s’en va loin de la classe,

Traverse les murs comme s’ils n’étaient rien,

Les clés et les noires, les blanches lui font face,

Ils les prend, écrit des rêveries sans fin,

Alors que derrière leur bureau près de lui le professeur et ses mots s’effacent.

(Sujet imposé, un élève qui n’est pas attentif en classe, premier exercice d’évocation.)

Bleu

Regarde dans mes yeux, vois-y les cieux, sans aucune trace d’un nuage pour en garder le paysage. Mais soudainement arrive l’orage, la véhémence s’empare des parages, la sécheresse est mise en sursis, car la rivière sort de son lit. Sur mes joues, cette dernière se forme, comme un sillion difforme elle creuse son chemin, se jette dans l’océan infini de mes mains. Tous ceux qui s’essaient à y naviguer y restent, sans fond leur ancre ne peut s’accrocher, comme les mots qui dans ma tête s’entêtent à rester coincés. La seule encre déversée, celle que de ma main j’ai renversée. Alors un froid dans mon coeur s’installa, au point qu’il rend son dernier battement, dans mes veines, le sang se glace, dans le ciel la peur prend place, et un vent souffle, balaie tout dans un balai final.                                                                                                                                                                                                                                                            

Regarde dans mes yeux, ne dis pas que tu n’as rien vu, la couleur peinte par la peur, elle a disparu, le froid a pris le dessus.

(Exercice à trois, résultat final un peu édité par mes soins. Sujet imposé.)

Il nous restera ça.

Une traversée du désert, un désert glacé, un rendez-vous avec nous-même, nous nous étions oubliés, abandonner le monde externe, pour quelques temps nous en aller, peut-être que nous allons tout perdre, revenir et tout retrouver, s’il ne nous reste rien, ce ne sera pas entièrement vrai, il nous restera ça, nous nous serons retrouvés, et repartir de zéro semblera moins compliqué.

(Sujet imposé, à faire en 10 minutes, condition: Placer le titre dans le texte.)

Arrêt sur image : Face à Face.

Tu es assis en face de moi.

Il fait sombre autour de toi.

Une odeur de pluie flotte dans l’air.

Tes mains sur ton clavier produisent un son qui résonne.

Comme un enfant, tu n’as pas cessé de croire.

(Imposé: arrêt sur image. Conditions: Situer l’  »action » // Indication sur l’environnement// Indication olfactive // Indication auditive // Renvoi à l’enfance.)

Évocation : Horloge.

Elle avait doucement avancé vers moi, silhouette élancée, éthérée, éternelle, elle m’avait pris la main et voilà, mon voyage avait commencé. Je ne savais pas qui elle était, à cet âge-là peu m’importait, je venais d’arriver, sans même une valise à poser.                                                                                                                    

Je ne me souviens plus de ce que j’ai vécu, mais je sais qu’elle était là, à me regarder, de loin, à m’attendre sans bruit, attendre le temps où je serais prêt à la comprendre.

Et, peu à peu, j’ai commencé à l’entendre respirer régulièrement, tic-tac, rythmer des matins endormis et des longs après-midis à attendre en la fixant en la fixant que la sonnerie me libère.

Parfois, je l’oubliais, et elle en riait bien, quand devant mes parents furieux je devais m’excuser.

Elle, par contre, elle n’oubliait rien, elle était ponctuelle, elle ne changeait pas ses heures, même si j’insistais.

J’ai encore grandi, elle m’a suivi, et même si je voulais encore l’oublier je ne le pouvais plus, elle était à mon poignet, je ne m’ne séparais plus. Je la perdais souvent, elle et son temps, elle me le rendait bien, puisque souvent ensuite elle me manquait.

Je la fixais en cours, pour faire passer le temps, j’aimais les moments de pause qu’elle m’accordait, et même si on me disait de ne pas gaspiller son temps, j’avais l’impression de pourtant ne pas en manquer.

Puis j’ai vieilli, elle ne voulait pas me lâcher, toujours plus vite qu’elle je devais aller, mais je la trouvais là, sur mes talons, inépuisable. J’avais de moins en moins besoin d’elle, et pourtant elle prenait de plus en plus de place. Je voulais négocier pour lui ajouter une heure, mais ce n’est pas en deux minutes que l’on change des siècles, alors je me contentais de ce qu’elle m’accordait, même si parfois il faut avouer, j’ai essayé de la poignarder, m’en débarrasser. Elle ne s’est pas laissée faire, coriace, et pour se venger a ajouté des traits sur mon visage.

Désormais je ne pouvais plus la rattraper, elle m’essoufflait, je dus me résoudre à arrêter, on a fait la paix. Finalement elle s’est révélée bonne compagne, si seulement j’avais su cela toute ma vie.

Bien sûr, elle me causait des problèmes, mais ce n’était qu’un juste retour comparé à ce que je lui avais fait subir.

Elle avait été ma rivale, mon ennemie, je m’en étais fait une amie. Une amie précieuse, avec qui je riais du passé, des tours que l’on s’était joués.

Au final, c’était vrai. J’avais gaspillé son temps. Mais à quoi bon vivre sans profiter ? Allongé sur mon lit, elle me tient la main, et elle, elle sait que je ne verrai pas demain. On a bien si, tous les deux, mais toutes les bonnes choses ont une fin, nous faisons nos adieux, elle me lâche la main.

Elle me laisse, enfin, seul, dans le froid, avec le bruit de son cœur, tic, tac, que j’entends encore.

(Sujet imposé. Dernier exercice noté.)

 

 




La fin d’une aventure ~ Just a little Text.

24062016

Elle traversait le hall du collège à pas pressés, sa jupe se soulevant à peine à chaque pas, puis s’arrêta. Personne ne saurait ce qui lui était passé par la tête, mais quand elle repartit, elle avait ralenti. Elle se tint quelques secondes devant les portes automatiques, qui s’ouvrirent sur un premier escalier, qu’elle descendit en prenant son temps. La cour n’était pas déserte: il y avait de petits groupes d’élèves, disséminés à différents endroits, çà et là. Ils ne firent pas attention à la jeune fille qui venait de sortir du collège. Cette dernière s’était encore arrêtée pour regarder, en face d’elle, la plaque accrochée sous l’horloge de la cour, qui n’avait jamais été à l’heure, et qui cependant l’était cette fois-ci.

« JJR VDT

Ecole Jean-Jacques Rousseau Fleurier »

Elle lâcha un soupir.

Elle descendit la deuxième salve de marches, évitant un petit couple mignon passant quelques instant ensemble avant de rentrer chacun chez soi. Elle s’arrêta au milieu de son chemin, se retourna et fit face au collège qui fut pendant trois ans le théâtre de tout ce qu’elle a pu gagner puis perdre. Elle fixa successivement les salles dans lesquelles elle avait passé les deux premières années, là où tout s’était construit, puis écroulé. Les pièces avait eu du mal à se recoller, et elle pensait désormais à la salle dont elle venait de sortir, celle de sa dernière année, qui se trouvait de l’autre côté du collège. Les choses avaient changé, et elle aussi. Mais elle faisait toujours autant d’erreurs que quand elle était entrée là pour la première fois, et ne les reconnaissait toujours pas toutes. Elle était toujours aussi timide, même si elle s’était ouverte au monde. Elle n’avait pas changé, mais elle avait changé. C’est ce qu’on lui avait dit beaucoup de fois: elle était paradoxale. Mais cela lui plaisait.

Elle souriait. Personne ne saurait ce qui lui passait par la tête en ce moment, mais elle souriait. Peut-être se rappelait-elle les bons moments qu’elle avait passés là. Peut-être se fichait-elle d’elle-même pour avoir été idiote tant de temps, et pour toujours l’être. Elle avait toujours été aussi ridicule. Elle pensait que seuls les gens ridicules se retournaient pour observer une dernière fois le collège qu’elle quittait sans plus avoir aucun attache à ce dernier. Elle soupira à nouveau, et reprit sa marche. Elle allait manquer son bus, ce serait mal venu. Elle enfonça ses écouteurs dans ses oreilles, et murmura quelque chose.

Adieu, JJR.

Tu me manqueras, même si tu ne devrais pas.




Une histoire de bal banale ~ Just a Little Text.

23062016

La musique était forte. Très forte. Certains auraient dit trop forte. Je crois que surtout, elle m’ennuyait. Je m’ennuyais. Je n’aimais pas les bals. Tout ce que je voulais, c’était sortir. Il faisait encore jour, dehors. Ici, dedans, on mourait de chaud. Les gens dansaient au milieu de la piste. Ils dansaient, c’était exagérer. Ils bougeaient n’importe  comment au son de la musique. Je trouvais ça ridicule. Mais c’était sûrement moi la ridicule ici. Je ne pouvais pas sortir avant que mon amie décidé de sortir. J’avais beau être entourée de gens, je me sentais plus seule que jamais. C’est idiot, de se sentir seul à un bal. Je savais que je n’allais pas danser de la soirée. La seule personne voulant me faire danser était une de mes amies. Je l’avais envoyée sur les roses. Elle ne me l’avais pas demandé, elle m’avait tire par le bras sur la piste. Je n’appelle pas ça demander. Peut être que c’était moi qui avais un problème. Certainement. Ce n’était pas étonnant. Je les cherchais, aussi les problèmes. J’étais une fille, habillée en bonne et due forme, prête dans sa robe, sans aucune envie de danser. Enfin, peut-être que c’était aussi les gens. Je n’aimais pas ces gens. Eux aussi ne m’aimaient pa-
Mes amies, enfin amies c’est beaucoup dire, m’avaient traînée sur la piste. Je m’étais retrouvée… oppressée. Comme si, soudainement, on m’avait placée au centre de l’attention. J’ai cru que j’allais tomber dans les pommes. Comme si d’un coup on m’avait enfermée dans une boîte sans avoir plus de 10 centimètres d’espace vital. Ce n’était pas que je ne voulais pas danser, c’était que je ne pouvais pas. Le voilà, mon problème. Je haïssais mon corps, ce foutu corps qui m’empêchait de m’amuser. Je me haïssais. Ce n’étais pas eux, que je n’aimais pas. C’était qu’ils fassent autant de choses pour me faire m’amuser, alors qu’ils savaient presque que ça n’allait pas marcher. Je me haïssais.
Mais il fallait bien que je fasse quelque chose… Une de mes amies, très convaincante, a réussi au bout d’une demi-heure à ne convaincre d’aller danser. J’y suis allée, et je ne suis sortie de la salle qu’à minuit, fin du bal. Il faut bien se fondre dans la masse, et s’amuser avec les gens qui, finalement, vous aiment bien, contrairement à ce que vous pensiez. Et finalement, vous aussi, vous les aimez bien.




Ne ferme pas les yeux ~ Just a (little) text

24012016

Vous, à qui je montre ce manuscrit, écoutez: Lisez-le bien, et croyez-en chaque mot. Cela vous paraîtra peut-être être la folie d’une vieille sénile, mais je peux vous certifier que j’ai trouvé ces pages de journal intime étranges dans celui de ma petite-fille. Tenez, le voici:

« Je viens de rentrer de cours, et comme d’habitude, la première chose à laquelle je m’attelle est l’allumage de mon ordinateur. Ce dernier trônait, roi de mes nuits, sur mon lit. Comme d’habitude, toujours, j’ai des dizaines, des centaines de messages reçus.  Je les ouvre un par un, je les lis tous, au cas où quelque chose d’intéressant aurait eu lieu. Mais comme d’habitude, il ne s’est rien passé. Levant les yeux à la fenêtre, je vois le coucher du soleil. L’heure de me faire à manger, selon l’horloge naturelle qui s’était implantée en moi. Jusque là, tout va bien, et je suis sûre de ce que j’avance. Mais la suite… J’ai du mal à m’en rappeler. Je crois bien avoir mangé. Ensuite, ayant remarqué un message m’étant adressé, un message disant « Call ? », j’ai pressé le bouton bleu de Skype. Ce doit être ça. J’ai décidé de fermer ma porte et mes volets, et d’allumer seulement les 2 petites lampes de derrière moi et ma bougie; il ne fallait pas que je me fasse attraper par Maman ! (Petite parenthèse: cette technique marchait !) Des bruits, comme si on grattait à mes volets, me parviennent. Je n’y fais pas attention, sachant que mes oreilles me jouent parfois des tours. Mais, cette fois-ci j’étais vraiment sûre que quelque chose tapait à la vitre, à ma porte, à mes murs. Mais un bruit encore plus fort me met le doute décisif: je sors, non sans avoir prévenu mes amis au bout du fil -et d’un autre pays, accessoirement.

J’arrive au salon. Je crois que c’est le salon… C’est le salon. Une voix me chuchote à l’oreille:

<<N’ouvre pas cette porte, idiote.>>

Je garde la remarque sarcastique que j’ai trouvée comme réponse pour moi, et me concentre sur mon point: D’où venait ce bruit ? Je n’en sais toujours rien. Mais ma main, elle semble avoir une idée… Une force intenable me tire vers la porte, me force à l’ouvrir, et la pousse. C…C’était comme si cette force ne faisait pas partie de moi, mais d’un autre être qui m’aurait attirée comme un aimant. Je… J’ai du mal à me souvenir de la suite. La chose a-t’elle bondi sur moi ? A-t’elle jeté mon corps sonné sur le côté avant de se ruer dans la maison ? Je suis certaine d’avoir été projetée au sol… Quoiqu’il en soit, je ne suis pas dans la bonne direction, alors je me retourne, et je fais face à un grand personnage, avec un seul oeil au milieu du visage, ni bouche, ni nez, je crois bien. Sa peau… Mes souvenirs oscillent encore entre simplement pâle ou totalement blanche. Il me fixe, comme s’il me prenait pour cible. Il est filifor- non, normal. Bien que je crois qu’il soit filiforme… Le seul vêtement qu’il porte est une combinaison blanche immaculée. Je ne voyais qu’une seule de ses mains, qui semblait parfaitement normale. Je cligne des yeux. Je m’attends à le trouver à la même place, mais pas à 2 centimètres de mon visage, sa seconde main, qui s’avère être tranchante comme un couteau, sur mon cou, prête à me le trancher.

Je retiens un hurlement. Je tente de réfléchir, mais je n’arrive pas à mon concentrer assez. Un mécanisme s’enclenche dans ma tête: s’il a avancé alors que je fermais les yeux, et pas pendant que je les avais ouverts, alors si le ne les ferme plus, j’ai une chance d’arriver à m’échapper -ça ne coûte rien d’essayer. Enfin, si ma théorie s’avérait fausse, ça aurait coûté quelque chose, mais alors je ne serais pas en train de l’écrire. Mais bon: je m’exécute, saisis sa main, l’éloigne de mon visage, en faisant bien attention de ne pas détourner mon attention de son unique oeil fermé -contrairement aux miens. Je pars en courant, sans me détourner de lui, on ne sait jamais. Je m’adosse à la porte de la salle de bain, me laisse tomber au sol, prends mon visage dans mes mains et, n’y tenant plus, ferme les yeux. Juste l’espace d’une seconde. Espérant qu’il se déplace lentement. Pour le retrouver face à moi, prêt à me tuer à nouveau. Je soupire. A quoi ça sert de fuir si à chaque fois que je ferme les yeux il se pointe à nouveau ? A rien, bonne réponse. Alors, autant le laisser me tuer. Soupir, fermeture de paupières. Fin.

Je ne me souviens pas vraiment de ce qu’il s’est passé. Si je suis morte, ou non, si je me suis résolue à fuir ou non. Tout ce que je sais, c’est que je me suis réveillée sur mon lit, mon ordi allumé devant moi -sans aucun call Skype, à croire que j’avais fait bien trop long- sans aucun message, sinon 5 mots écrits en grandes lettres noires:

Ne ferme pas les yeux.

Et maintenant je me retrouve à écrire tout ça, cette aventure que je ne comprends même pas, et qui me donne l’impression de devenir plus folle à chaque mot. Je ne sais pas ce que j’ai vécu, mais ça doit bien être une des pires choses que j’ai vécu. Désormais, chaque nuit, au lieu de prendre mon coussin et de m’endormir, je prends les valises que j’ai sous les yeux et pars dans un long voyage nocturne, à lutter contre celui qui hante mes nuits, la créature à combinaison blanche.

 

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Hello Internet !

Voilà un autre long texte: C’est la même épreuve que celle qui a donné vie à « Destruction et son contraire », mais cette année, j’ai dû me plier aux règles du style Fantastique. Je vous laisse… euuuuh… Apprécier ? Ce texte, quand à moi, je vais dormir… Quelle ironie…

Nyaslie




Just a little text ~ Away

11012016

The times we spent together, where are they now ? They faded away.

The laughter that we had for days, where did they go ? They went away.

But the memories of all the things we said, the things we did, they’re still here. They haunt my spirit, they don’t want to get out of my mind.

They won’t go away.

I just have to face the reality, you went away, and maybe will not come back. Maybe you don’t want to talk to me any more, maybe you hate me, but if you do, why didn’t you say it ?

If you hate me, say it. If you don’t want to talk to me, say it. But don’t let me without any idea of what’s going on. Don’t leave me in that stupid concern. I am worried, I fear something happened to you. You went away, and I’m still here, worried.

We all have made mistakes. We all did wrong things. And I think that we will all go away, one day. But I hope that we will have reasons if, one day, we go away.

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Hello Internet !

This time, I tried to do a text in English, for someone that I miss. I talk with him in English, most of the time. I hope he will see that. If you pass here, hey, I wrote this text before hearing from you again. I hope I didn’t make too much spelling mistakes ^^ »

Bon, on va arrêter de parler anglais, je vous laisserai traduire ;)

Sur ce, je vous dis à bientôt,

Nyaslie.




Just a Little Text ~ La Marcheuse de la Nuit

10012016

C’était le 22 décembre 2015. Il était 22h38 -oui, aussi précis. Elle venait d’éteindre son ordinateur. Elle avait passé une mauvaise journée, mais elle s’en fichait. C’était normal, ces derniers temps. Elle devait fermer ses volets. D’habitude, elle avait la flemme, mais ce soir-là elle avait vu la Lune briller. Elle sortit par sa fenêtre, ferma approximativement ses volets de façon à ce qu’on ne voie pas que ce soit ouvert, et leva les yeux au ciel. Elle se mit à avancer vers le bout de sa rue. Rapidement, elle fit le tour de son village: elle passa devant le bar toujours ouvert, prêta attention aux lumières de Noël, marcha à travers tout le village, et arriva à un point en hauteur, où elle pouvait observer tout le village. Elle soupira, et déplaça ses yeux du village au ciel.

<<Salut, la Lune. Salut, Orion, Cassiopée et la Grande Ourse. Bonsoir, les étoiles. Bonne nuit, le village.>>

Elle pouvait paraître folle, mais elle s’en fichait. La plupart des gens la pensaient déjà folle. Elle poussa un long soupir, et redescendit vers sa maison, continuant sa marche en chaussettes, bien que ce soit l’hiver. Après tout, elle était déjà malade, alors à quoi bon s’en préoccuper. Puis, 11 coups.

<<Tiens, salut, le clocher. Ça faisait longtemps que je ne t’avais pas prêté attention.>>

Elle rentra chez elle, toujours par la fenêtre. A cette heure-là, tout le monde dormait. Elle aussi était censée dormir. Elle avait peu dormi, ces dernières nuits. Il était 23 heures, elle venait de faire une escapade nocturne, et personne ne le saurait. Personne ne saurait qui était la Marcheuse de la Nuit. Personne ne saurait que j’étais la Marcheuse de la Nuit.

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Bonjour tout le monde ^^

Voici un texte que j’ai écrit quelques minutes après avoir marché dans la nuit. J’avais l’inspi, et quand j’en ai, j’écris, parce que c’est rare. C’est à peu près tout ce que j’avais à dire (lol, je suis à court d’inspi) ^^

Bonne fin de nuit, de journée ou peu importe à quelle heure vous lisez ceci, à bientôt,

Nyaslie ^^




Chronique Littéraire ~ 2 Filles sur le toit

6012016

Bonjour Internet !

Cahier et souvenirs, voilà le sujet dont je vais vous parler: 2 Filles sur le toit, d’Alice Kuipers.

Sophie a reçu un cahier. C’est Lynda qui le lui a donné, pour qu’elle puisse, en écrivant, peut-être se souvenir. Elle ne voulait pas le faire, mais, finalement, si. Elle commence par y raconter sa rentrée, ses retrouvailles avec son amie Abigail, sa rencontre avec la nouvelle, Rosa-Leigh, et résultat, elle y écrira 6 mois de sa vie, ponctués de souvenirs de sa soeur.

Je ne sais pas si vous vous en souvenez, mais on a déjà parlé d’Alice Kuipers. « Ne t’inquiète pas pour moi », les conversations par post-it ? J’avais dit que  ce livre m’avait marquée. Et bien la revoilà avec un livre autant fort de sens. Dans ce livre, plus long que l’autre, on est plongés dans l’histoire, sans cadre déjà planté et sans présentations. La narration se fait au présent, du fait qu’on soit dans un journal intime, et ça facilite l’identification au perso. On voit le monde à travers les yeux de Sophie, une ado, prise par des crises d’angoisse, des doutes, et assaille de souvenirs. Si vous aimez les livres qui vous envoient des émotions et un message, je vous le conseille vivement.

Voilà, c’était Nyaslie en direct de son blog, à bientôt, à vous les studios ! ^^




Bonne année ! / Point d’info n°3

31122015

Hello les gens !

Puisqu’on est le 31 décembre (à2h30, heure où j’écris, mais bon), je me suis dit que ce serait sympa de vous envoyer un article ^^

Déjà, pour vous souhaiter une bonne année 2016, meilleurs voeux !

Ensuite, pour m’excuser de ne pas avoir été très présente sur le blog ces derniers temps. Je suis une grosse procrastinatrice, et fainéante de surcroit. Je passe aussi une mauvaise période ces temps -mais c’est normal, c’est les fêtes, je n’aime pas ce moment de l’année. Je suis en dernière année de collège si vous êtes en France/en 11e Harmos si vous êtes en Suisse, et j’ai un peu beaucoup à bosser si je veux continuer dans ma voie, bien que je ne sois pas en danger au niveau notes.

Pour les Little Texts, je n’ai presque rien écrit depuis septembre, je n’ai plus d’inspiration, il serait peut-être temps que je ressorte mes textes de 2014 pour avoir un peu de contenu ^^ »

Les Coups de Coeur du Mois ne sont pas très hebdomadaires, du coup… Mais les derniers sont plus longs. Je tenterai de trouver des sujets à la hauteur des derniers, qui peuvent tenir sur assez de mots, du genre, et bien, des derniers !

Enfin, les critiques, je n’ai plus beaucoup lu depuis… assez longtemps. Il faut aussi que je m’y remette (et en plus j’ai de nouveaux trucs à lire !).

 

Voilà pour ce point d’info n°3, il est temps pour moi d’aller dorm… En fait non, d’aller continuer un livre. Pour une fois.

Bien à vous, bonne année,

Nyaslie.




Se raccrocher à sa bougie ~ Just a little text

30112015

Au milieu de la nuit, elle était toujours éveillée, recroquevillée sous sa couverture, ressassant ses pensées déprimées et pourtant incapable de pleurer. Elle l’aurait voulu, pourtant. Mais se dire que les gens avaient raison quand ils lui disaient qu’elle était égoïste et qu’elle n’en faisait qu’à sa tête ne méritait visiblement pas de larmes. Elle se retourna, se releva, se rassit, toujours tourmentée, puis décida de rallumer la bougie qu’elle avait éteinte peu de temps avant. Et fixant la flamme, elle pensa.

<< C’est bien ça. Je ne suis rien, rien qu’une ombre étrange à la bougie. Je ne suis qu’une pâle copie des défauts des autres. Je ne suis qu’une flamme dans le vent, vouée à s’éteindre. Je ne suis qu’une pâle ombre qui se raccroche à ses lunettes rouges, sa bougie et son ordinateur pour ne pas devenir une réelle ombre et sombrer au plus profond des Enfers grecs. Je suis vouée à l’échec, vouée à perdre, vouée à rater mes projets. Les gens ont raison de me trouver trop ambitieuse. Peut-être que maintenant je brille dans ce que j’aime, mais qui dit que je ne vais pas me planter et que la flamme, la lumière, cette lumière n’est pas vouée à s’éteindre ? Comme quand on éteint une bougie, la flamme s’éteint d’un souffle et ne reste plus que la cire inerte et inutile.>>

Elle leva les yeux de sa flamme dansante et observa la lumière qu’elle procurait à sa chambre. Ce n’était pas comme la lumière d’une lampe. Cette lumière-là n’était pas statique, elle vivait. Grâce à sa bougie, elle pouvait apercevoir les décorations de Noël posées sur son bureau, autour de son substitut de sapin métallique, le fouillis de câbles de sa table de nuit, ses petits objets qui constituaient une collection bien singulière, et sa porte, décorée de tout ce qu’elle aimait. Puis, elle retourna à sa contemplation de bougie, la prit dans sa main, regarda la cire lentement fondre, la flamme noircir la mèche, elle sentit la chaleur au-dessus de cette dernière, et la reposa où elle l’avait prise.

<<C’est ça, je suis une bougie dans le vent.>>

Elle souffla, et la flamme mourut en silence.

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Voilà,  j’avais envie de mettre ce texte écrit en pleine nuit de déprime ici.

Je ne suis pas très présente ces temps, j’en suis désolée, mais j’ai mes cours en un emploi du temps…. m***ique.

Bon, allez, à bientôt les gens ^^

Nyaslie~




Mes rêves trichent. ~ Just a little text…

9112015

Il était en face de moi, j’étais enfin prête à lui dire tout ce que j’avais toujours rêvé de lui dire, depuis des années, et tout ce qui m’avait fait le haïr. Je prise une grande inspiration et… sursaut. Je me réveillai dans mon lit, à 3:22 selon mon réveil. Pourquoi, pourquoi avait-il fallu que ce soit à ce moment-là que je me réveille ?! J’aurais pu lui dire tout ce qui me faisait mal, à quel point il était horrible, à quel point il me faisait mal, à quel point il était égoïste, à quel point son ignorance me détruisait de l’intérieur, mais non, mes rêves étaient comme lui. Même mes rêves me laissaient entrevoir un espoir pour les détruire quelques secondes après ! Même mes rêves voulaient me détruire. Je reconnaissais bien que je n’étais pas à plaindre, bien entourée, avec tout ce qu’il suffisait pour vivre, malgré un problème alimentaire qui finalement était plus un problème pour les autres que pour moi. Mais quand un père détruit son enfant de l’intérieur sans même le voir, sans même voir que tout ne va pas bien, ça fait mal. Il me laissait apercevoir une lumière, un espoir, un rêve, le laissait germer en moi, et le déracinait avec violence. Tout ce qui l’intéressait ? Son argent et sa personne. Mais ça, ce n’était que faux. Pour tout le monde. Sauf 2 personnes. Ma mère et moi. Nous connaissions sa vraie personnalité, sans le personnage public pour qui tout allait bien. Il s’en fichait bien de mon état, tant que ma mère s’occupait de moi et qu’il versait sa pension. Mais si tout allait bien, alors pourquoi je pleurais ?

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Hey les gens,

J’ai fait ce texte pour exprimer ce que je ressentais au sujet de mon père, avec qui j’ai une relation très compliquée. J’ai pas grand chose à dire d’autre…

Nyaslie.

 

 

 







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